LA PETITE GUERRE


SKaGeN,  Richard Jordan Productions LTD, Theatre Royal Plymouth, DeSingel & Stuk

(DE KLEINE OORLOG)

Small WaR reprend le fil, là où Big Mouth l’avait laissé.

Big Mouth offrait une plateforme aux dirigeants à travers l’histoire et à travers le monde, des hommes qui invariablement ont incité les masses à s’engager sur le chemin de la guerre : glorifiant les soldats tombés au combat, consolant les familles et les êtres chers. Small War ne se focalise plus sur les hommes d'État et les officiers mais sur le menu fretin et les effets des paroles ardentes. Dhaenens remonte seul sur les planches pour nous raconter le tragique destin des victimes, de ceux qui ont dû incarner les mots, ceux qu’on a forcés à vivre dans le sillage d’un homme en tant que créatures belligérantes. Un grand voile vient ternir la facette noble, héroïque, exaltée de la guerre. Small War cherche le revers de la médaille, évoque le choc entre les subordonnés et les structures massives qui les écrasent.

On est si étourdi qu'on se rend au combat sereinement, sans larmes et sans peur, pourtant on sait pertinemment bien qu'on marche vers un enfer certain. Quand on porte l'uniforme, toutefois, le coeur ne bat pas comme il le voudrait. On n'est pas soi-même, on est à peine un être humain, à la rigueur un automate bien huilé qui agit sans trop réfléchir. Mon dieu, comme je souhaiterais qu'on puisse redevenir des êtres humains !” (Kresten Andresen, dans l'armée allemande, Danois, 23 ans)

La Première guerre mondiale fut la matrice de toutes les guerres modernes. C'était la première fois que tuer devenait industriel. La guerre moderne a pris forme à cette époque et a peu changé depuis. Dans un hôpital militaire de 1914, des fragments et des éclats de plusieurs autres guerres qui ont traversé l'histoire passent, renvoyant à l'homme universel et son instinct guerrier.

Grâce à un système ingénieux de projection vidéo, tous les personnages sont évoqués par un seul acteur, l'infirmière et le souffrant ne formant quasiment qu'un, les vivants et les morts : presque interchangeables. En haut et au bas de l'échelle : une hiérarchie arbitraire.

Après cette guerre, il y aura beaucoup d'autres guerres encore, et entre deux, il y aura un temps de paix. Cela alternera ainsi pendant de nombreuses générations. En examinant les choses qu'on jette dans la fosse, on peut jauger les progrès de l'humanité. Lorsque des petites vies propres, lorsque des petites âmes propres bouillonneront à la surface de la fosse, elles se solidifieront, après la guerre finale, en une paix qui durera. Mais pas avant.” (Ellen Newbold La Motte, infirmière dan un hôpital militaire français, Américaine, 1915)

PLATEAU


Concept et jeu :


Valentijn Dhaenens

Son et lumière :


Jeroen Wuyts

Costumes :


Barbara De Laere

Directrice de production :


Inge Lauwers

Directeur administratif :


Korneel Hamers (orig.: Saskia Liénard)

Production :


SKaGeN et Richard Jordan Productions, Theatre Royal Plymouth en coproduction STUK, deSingel, De Tijd, Big in Belgium.






Avec le soutien du Gouvernement Flamand.


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